www.lfp.fr   ¤   www.losc.fr   ¤  Sites officiels
Mercredi 14 Mai 2008 Accueil Actualité Club Joueurs Billetterie
Calendrier
Championnat
Classements
Ligue 1
Ch. Offensive
Buteurs
Coupe de France
Coupe de la Ligue
Stades
Grimonprez
Grimonprez II
Stadium
Nos adversaires
Transferts
L'équipe réserve
Dirigeants
Historique
Palmarès
Supporters
Sponsors
Statistiques
Joueurs
Cartons / Buts
Goodies
Photos
Liens


Un vrai stade et vite

Football365


En disputant sept finales de Coupe de France entre 1945 et 1955, en remportant deux titres de champions en 1946 et 1954 et en atteignant la finale de la Coupe latine en 1951, le LOSC (fusion de l'OL et de Fives) s'impose comme le premier club français de l'après-guerre. Garnie de nombreux internationaux, l'équipe remporte son dernier trophée en 1955, un an avant la création des coupes européennes. Reims prendra le relais sur la scène nationale.

Les présidents du LOSC avant l'ère municipale :
Louis HENNO (1944-1959), Pierre KLES (1959-1962), Jean DENIS (1962-1965), Robert BARBIEUX (1966-1970), Max POMMEROLE (1970-1973), Paul-Max DELANNOY (1973-1977).

Les entraîneurs du LOSC :
Georges BERRY (1944-1946), André CHEUVA (1946-1959), Jules VANDOOREN (1959-1961), Jean BARATTE (1961-1963), Jules BIGOT (1963-1966), Daniel LANGRAND (1966-1969), Joseph JADREJAK (1969-1970), René GARDIEN (1970-1973), Georges PEYROCHE (1973-1977), José ARRIBAS (1977-1982), Arnaud DOS SANTOS (1982-1984), Georges HEYLENS (1984-1989), Jacques SANTINI (1989-1992), Bruno METSU (1992-1993), Henri KASPERCZAK (1993), Pierre MANKOWSKI (1993-1994), Jean FERNANDEZ (1994-1995), Jean-Michel CAVALLI (1995-1997), Thierry FROGER (1997-1998), Vahid HALILHODZIC (1998-2002), Claude PUEL (2002-...).

Les internationaux du LOSC :
Jean BARATTE (32 sélections), André STRAPPE (23), Jean VINCENT (12 sur 46 sélections), Yvon DOUIS (8/20), César-Jean RUMINSKI (7/7), René BIHEL (5/6), Christian COSTE (5/5), Guillaume BIEGANSKI (4/8), Joseph JADREJAK (3/3), Patrick PARIZON (3/3), Jean LECHANTRE (3/3), Roger VANDOOREN (3/4), Marius WALTER (2/2), Robert LEMAITRE (2/25), Julien DARUI (2/25), Roger CARRE (2/2), Jules BIGOT (2/6), Philippe BERGEROO (2/3), André GUY (1/8), Boleslav TEMPOWSKI (1/1), Marcel ADAMCZYK (1/1), Pierre PLEIMELDING (1/1), Antoine PAZUR (1/1), Albert DUBREUCQ (1/1).

Le 25 mai 1941, l'Olympique lillois devient l'OICL en fusionnant avec l'Iris club de Lambersart (commune immédiatement limitrophe). Au printemps 1943, les pourparlers s'ouvrent pour envisager une fusion OL/Fives. Les dirigeants fivois la refusent dans un premier temps avant de s'y résoudre, car l'instauration d'un championnat fédéral rend cette concentration des moyens vitale pour la survie du club.

Le 23 septembre 1944, Louis Henno préside le tout nouveau Stade lillois, né de cette fusion inespérée. Elle est solennisée par une visite des dirigeants des deux clubs au monument aux morts de l'OL, près du stade Victor-Boucquey. Le stade lillois sera finalement rebaptisé Lille olympique sporting club en novembre, en s'inspirant des noms des deux parents. La dénomination n'avait de toute façon pas beaucoup de sens puisque le Stade lillois disputait ses matches à domicile en alternant entre le stade Victor-Boucquey de l'OL et le stade Virnot de Fives.

Le club remporte son premier match amical contre le Red Star (3-2) le 1er octobre 1944, son premier match de championnat au Parc des princes (2-1) contre le Stade français, le 5 novembre 1944, et son premier match sous le nom "LOSC" face au Havre (9-2).

Dans les faits, cette réunion est une véritable prouesse tant les rivalités entre les deux clubs pouvaient, avant la guerre, déboucher sur les conflits les plus aigus, en coulisses, sur le terrain, dans les tribunes, jusque dans les cafés.

1944-45 : finale de Coupe de France
La saison est décevante en championnat (5ème du groupe Nord) mais voit naître les amours du LOSC avec sa compétition fétiche : le Coupe de France. La finale face au Racing (décidément !) attire 49 983 spectateurs, qui assistent à la promenade des Parisiens (3-0) malgré la présence dans les buts lillois de celui qui est considéré par certains témoins comme le meilleur gardien de tous les temps, Julien Darui.

1945-46 : doublé Coupe-championnat
Le gardien-héros passe à l'ennemi en 1945, en signant au CO Roubaix-Tourcoing. Il ratera d'un cheveu ce qui reste à ce la meilleure saison jamais réussie par le LOSC. En 1945-46, Lille enlève un doublé Coupe-championnat, le seul de son Histoire, sous la conduite de l'entraîneur anglais George Berry.
La coupe est acquise le 26 mai 1946 face au Red Star (4-2), devant presque 60 000 spectateurs, et fêtée en ville dans un élan populaire démesuré. Le 13 juin, c'est encore le Red Star qui rend visite aux Lillois au stade Victor-Boucquey le jour du sacre en championnat, qui a renoué avec sa formule à une poule. Un futur grand, Saint-Etienne (battu 8-2), se place juste derrière le LOSC, avec l'un des innombrables ennemis locaux, le "CORT", CO Roubaix-Tourcoing. Si belle, la saison a failli être tâchée d'un terrible drame, avec l'effondrement d'une tribune au vieux stade Victor-Boucquey, le 17 février 1946. Le stade croule véritablement sous le poids de spectateurs sans billet qui ont trouvé refuge au sommet des gradins, un jour de Lille-Lens (18 000 personnes). Cinquante-trois blessés et zéro mort : le bilan de l'après-midi relève du miracle. Le stade est complètement reconstruit et reçoit le nom de Henri-Jooris.

1946-47 : victoire en Coupe de France
Marceau SOMMERLYNCK, Monsieur Coupe : l'homme qui a le plus souvent représenté le LOSC en D1 (321 matches) a surtout disputé les cinq finales victorieuses de 1946, 1947, 1948, 1953 et 1955, et a été privé des deux perdues en 1945 et 1949. Milieu gauche, polyvalent, ce natif de Ronchin (banlieue lilloise) a débuté à Fives, avec qui il a disputé une finale en 1941.
Le LOSC a tout pour conserver son titre : cinq internationaux et une attaque flamboyante (89 buts malgré le départ de Bihel à Marseille). Mais le départ en cours de saison du capitaine François Bourbotte pour insulte envers ses dirigeants, conflit le plus voyant d'un club très perturbé en coulisses, n'acccouche que d'une décevante quatrième place.
La Coupe est en revanche conservée face à Strasbourg (2-0), mais la fête est gâchée par les querelles entre les joueurs et l'encadrement.

1947-48 : victoire en Coupe de France
Toujours sur fond de querelles, Lille ne fructifie pas son départ de champion en cédant sur la fin face à Marseille (1-4) et contre le Stade français (3-1). L'OM est champion avec un point d'avance. Le salut vient encore de la coupe de France, au cours de laquelle Lille sort en quart de finale son ennemi héréitaire, le RC Paris, et bat le RC Lens alors en D2 en finale (3-2), devant 60 739 spectateurs à Colombes.
Mais le climat détestable au sein du club atteint un tel sommet que les joueurs, trois heures avant le coup d'envoi, menacent de ne pas disputer le match en raison d'un différend sur les primes de victoire! C'est pourtant la troisième victoire consécutive du club dans la compétition. Un véritable exploit.

1948-49 : vice-champion, finaliste de la Coupe
Lille perd sur le fil un titre de champion qui était à sa portée. Au coup d'envoi de la dernière journée, Lille accuse un retard d'un point sur son poursuivant, Reims. Les Lillois gagnent à Nice (2-1) alors que Reims est mené à la mi-temps contre Sète (0-1), mais bientôt un orage s'en mêle, et le match est reporté. Il se disputera trois jours plus tard. Reims mène 2-1 lorsque à la 89e minute, le gardien rémois sort une arrêt exceptionnel pour ramener le titre en Champagne.
Toujours qualifiés pour la finale de la Coupe, les Lillois ne voient pas le jour face au grand rival parisien, qui mènent 5-0 pour l'emporter finalement 5-2.

1949-1950 : vice-champion
Comme chaque saison ou presque, Lille entame la saison avec un parcours de champion potentiel. Leaders avec six points d'avance au bout de treize journée, les joueurs enrayent la machine en nourrissant des tensions salariales avec les dirigeants. En décembre, ils menacent de ne pas aller jouer à Nice si leurs émoluments ne sont pas revus à la hausse. Les dirigeants cèdent à vingt minutes du départ. Mais Bordeaux sera champion, devant Lille.
Le grand rival parisien bloque cette fois le LOSC au stade des quarts de finale de la Coupe (2-0).

1950-51 : vice-champion
Une saison de redoutables difficultés. Eliminés 2-0 en Coupe par Valenciennes alors en D2 (qui compte dans ses rangs l'ex-stratège argentin du LOSC Carlos Verdael), les Lillois passent la saison dans le ventre mou du championnat et - fait inédit - perdent deux matches consécutifs à domicile. Alors que Marceau Sommerlynck se met à craindre pour l'avenir du club en D1, que le président Henno interdit aux journalistes l'accès aux vestiaires, le LOSC réussit une hallucinante fin de saison qui le fait remonter jusqu'à la deuxième place, échouant derrière Nice au goal-average.
Cette peformance vaut au club nordiste d'aller disputer la Coupe latine à Madrid, l'ancêtre des coupes européennes, car Nice, invité en qualité de champion, a un engagement au Brésil. Lille atteint la finale après un combat au couteau contre le Sporting Lisbonne (1-1, 6-4) mais doit céder face au grand Milan AC, 0-5.

1951-52 : troisième en D1, demi-finale en Coupe
Une sombre affaire de gardiens de but vient ruiner les espoirs de trophée pendant la saison. Alors qu'Angel est transféré à Nancy, le club préfère recruter le Messin Val pour le remplacer, provoquant la fureur du remplaçant lillois, d'Archangelo, qui quitte le club en ruminant sa déception de ne pas être numéro un.
Une blessure de Val en championnat laisse le club sans gardien pro à la veille d'affronter Bordeaux en demi-finale de la Coupe de France. La campagne avait pourtant été prometteuse avec les éliminations du CORT, de l'OM et de Monaco. Weughe est estimé trop jeune et tendre. C'est Baratte lui-même qui gardera finalement les buts. Lille perd la demi-finale (1-2) après prolongation.
En championnat, Lille se place à la troisième place, derrière Nice et Bordeaux.

1952-53 : victoire en Coupe de France
La saison est honorable en championnat, avec une quatrième place faisant suite à un vrai coude à coude avec Reims, et encore victorieuse en Coupe de France. Lille remporte son quatrième trophée en huit ans, une vraie performance, en battant Nancy (2-1) en finale à dix minutes du coup de sifflet final. France Football désigne Baratte "joueur français le plus populaire". Il quitte Lille sur ce triomphe pour Aix, en D2, alors que son poids commence à attiser les critiques.

1953-54 : champion de France
Lille joue le titre avec Reims et Bordeaux. A deux journées de la fin, Les Nordistes sont troisièmes à deux points de leurs deux concurrents. Lors des deux dernières journées, ils battent Reims et Nancy sur le même score de 3-0 pour enlever le titre.
Ce deuxième titre, après celui de 1946, est surtout la récompense d'une défense de fer articulée autour de Ruminski, Pazur, Van der Hart et Lemaître: 22 buts encaissés en 34 matches!! Le record tient toujours.

1954-55 : dernière victoire en Coupe de France
Surfant sur la vague de ce deuxième titre après celui de 1946, le président Henno recrute en grande pompe le Hongrois Zakarias. La Hongrie, centre de la planète football avec son diamant nommé Puskas et cette irrévérencieuse victoire à Wembley contre l'Angleterre (6-3). Très vite, les matches révèlent un joueur très mauvais, qui s'avère en réalité être tchèque. Sans doute le plus grand canular de l'Histoire des transferts français.
La défense naguère solide prend maintenant l'eau après le départ de Van der Hart et la blessure de Ruminski. Un succès retentissant contre la Racing (6-0) lance pourtant idéalement le LOSC dans la course au titre. Mais l'équipe s'englue dans l'à-peu-près, sombre dans les tréfonds du classement et joue sa survie contre Troyes à l'ultime journée. La défaite (1-2) précipite les joueurs en barrages.
Il reste la coupe de France pour rêver à quelques émotions. Elle est enlevée avec le panache digne de l'événement : Lille bat Nantes, Grenoble, Reims, Toulouse, Strasbourg en demi-finale (4-0) et Bordeaux en finale (5-2), puis assure facilement sa place en D1 lors des barrages face à Rennes (1-0, 6-1).
Personne ne le sait alors, mais c'est définitivement la fin d'une époque. Lille ne gagnera plus aucun titre, plus aucune coupe jusqu'à la fin du siècle, et deviendra, au mieux une honnête équipe de Première division jusqu'au mandat de Vahid Halilhodzic en 2000-2001. Un autre siècle.

© copyright losc.forever 2001-2008